Le souffle des origines

Prendre conscience de ses racines, c’est grandir toujours plus haut.
Avant les drapeaux.
Avant les frontières.
Avant les royaumes et les empires…
Il y avait une seule humanité.
Et cette humanité est née en Afrique.
C’est de ce continent que les premiers pas ont émergé. C’est sous son soleil que l’humanité a appris à marcher, à parler, à survivre. L’Afrique n’est pas une périphérie de l’histoire. Elle en est la racine.
Puis est venu le temps de l’immigration.
Oui, l’immigration n’est pas un phénomène moderne. Elle est à l’origine même de l’humanité. Des femmes et des hommes ont quitté l’Afrique. Ils ont migré vers d’autres terres. Ils ont affronté le froid, la nuit, la rareté. Ils ont dû s’adapter pour survivre.
Et c’est dans la difficulté que l’être humain s’élève.
Ce n’est pas le confort qui fait grandir.
C’est l’épreuve.
Ce n’est pas l’abondance qui rend fort.
C’est la nécessité.
Les corps ont changé avec le climat.
La peau s’est éclaircie là où le soleil était plus rare.
Ailleurs, elle est restée sombre sous une lumière plus intense.
Les cultures se sont transformées. Les langues sont nées. La diversité est apparue.
Mais l’origine est restée la même.
Il est important de se souvenir de ses racines.
De comprendre que derrière chaque visage, derrière chaque couleur de peau, il y a une histoire commune.
La médiocrité n’est pas une couleur.
L’intelligence n’a pas d’apparence.
La valeur d’un être humain ne se mesure ni à sa peau, ni à son origine, ni à son territoire.
Et pourtant…
L’histoire a vu des conquêtes.
Des retours armés vers la terre d’origine, leur maison.
Des richesses offertes par la vie transformées en possessions.
Car qu’est-ce que la propriété privée, sinon priver l’autre de ce qui lui a été donné gratuitement ?
La Terre ne vend pas son air.
La rivière ne facture pas son eau.
Le soleil n’exclut personne.
Nous naissons les mains vides.
Nous repartons les mains vides.
Alors pourquoi diviser ce qui était uni ?
Pourquoi piller ce qui était offert ?
Pourquoi oublier que l’humanité entière est issue d’un même continent ?
La diversité humaine n’est pas une fracture.
Elle est la preuve de notre capacité à survivre et à évoluer.
Il n’existe pas plusieurs humanités.
Il en existe une seule.
Une humanité née en Afrique.
Une humanité qui a migré.
Une humanité qui s’est adaptée.
Une humanité qui doit maintenant se souvenir.
Se souvenir de ses racines,
c’est comprendre qui nous sommes.
Prendre conscience de ses racines,
c’est grandir toujours plus haut.